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Infographie illustrant le rôle du système nerveux autonome dans les réactions du corps face au stress.

Le système nerveux autonome : pourquoi votre corps réagit-il avant même que vous ayez réfléchi ?

Vous avez déjà sursauté avant même de comprendre ce qui vous avait fait peur ?

Votre cœur s’accélère avant que vous ayez identifié la raison.

Votre corps se tend.

Vous avez envie de partir.

Ou, au contraire, vous restez soudainement immobile.

Votre corps peut réagir avant que votre pensée consciente ait eu le temps d’analyser la situation.

Le fonctionnement du système nerveux autonome permet ainsi de mieux comprendre une question plus large : comment notre organisme évalue-t-il notre environnement et adapte-t-il notre état ?

C’est l’une des questions centrales de la théorie polyvagale.

👉 Lire l’article « Théorie polyvagale : comprendre le système nerveux, le stress et le sentiment de sécurité« 

Le système nerveux autonome participe à la régulation de nombreuses fonctions qui se produisent sans intervention consciente.

Il contribue notamment au fonctionnement :

  • du cœur ;
  • de la respiration ;
  • des pupilles ;
  • de nombreux organes ;
  • de différents mécanismes d’adaptation de l’organisme.

C’est le « pilote automatique » de notre corps.

Vous n’avez pas besoin de penser « Maintenant, mon cœur doit battre plus vite. »

Votre organisme s’en charge.

Face à une menace perçue, le système nerveux sympathique peut participer à une importante mobilisation.

C’est la fameuse réponse souvent résumée par « combat ou fuite ».

Votre organisme se prépare alors à agir.

Votre attention peut devenir plus focalisée.

Votre rythme cardiaque peut augmenter.

Vos ressources sont orientées vers l’action.

Dans une situation réellement dangereuse, cette réponse est précieuse.

Elle nous permet d’avoir rapidement l’énergie nécessaire pour faire face à une situation potentiellement dangereuse.

C’est là que la notion de perception devient importante.

Le système nerveux ne fonctionne pas comme un ordinateur qui ferait uniquement la différence entre :

danger = oui

et

danger = non.


Il évalue en permanence les informations qu’il reçoit.

La théorie polyvagale parle notamment de neuroception pour désigner cette détection automatique des signaux de sécurité ou de menace.

Cela signifie que notre réponse peut être déclenchée avant même que nous ayons consciemment identifié ce qui nous met mal à l’aise.

Certaines expériences peuvent modifier notre manière de percevoir notre environnement.

Ainsi, un trauma peut recalibrer le système nerveux de telle manière que certains signes de danger soient détectés même lorsque le danger n’est plus présent.

Un événement actuel peut alors réveiller une réaction qui semble disproportionnée par rapport à la situation présente.

Cela ne signifie pas que la personne « invente » son ressenti.

Le ressenti est réel.

La question est plutôt de comprendre ce qui se passe dans son organisme.

La mobilisation n’est pas un problème en soi.

Elle devient problématique lorsqu’elle devient trop fréquente ou trop prolongée.

Notre organisme a besoin d’alterner mobilisation et récupération.


Autrement dit :

le problème n’est pas d’être parfois stressé.

Le problème peut être de ne plus réussir à retrouver facilement un état de récupération.


Le système nerveux autonome ne fonctionne donc pas dans le vide. Il participe à notre adaptation à ce que nous percevons dans notre environnement.

Et cela nous ramène à une question essentielle : pourquoi pouvons-nous savoir rationnellement que nous sommes en sécurité tout en ayant du mal à le ressentir ?

J’explore cette question plus en détail dans cet article : « Pourquoi est-il si difficile de se sentir en sécurité ?« 

Lorsque vous constatez une réaction automatique, vous pouvez essayer de remplacer :

« Je suis nul(le), je réagis encore comme ça. »

par :

« Quelque chose dans cette situation a déclenché une mobilisation chez moi. »

Cette formulation n’est pas une excuse.

C’est une observation.

Et observer permet de commencer à identifier les situations, les contextes et les signaux qui influencent votre état.

  • Qu’est-ce qui me met immédiatement en tension ?
  • Quels sont les signes corporels qui apparaissent en premier ?
  • Dans quelles situations ai-je envie de fuir ?
  • Quand est-ce que je me sens suffisamment en sécurité pour relâcher la pression ?
  • Quelles personnes ou quels environnements favorisent cet apaisement ?

Votre corps vous donne continuellement des informations.

Encore faut-il apprendre à les écouter.

Le système nerveux autonome participe à notre adaptation permanente.

Il peut nous mobiliser lorsque nous percevons une menace et favoriser des états davantage tournés vers la récupération lorsque nous nous sentons suffisamment en sécurité.

La théorie polyvagale propose d’aller plus loin en s’intéressant notamment à la manière dont notre système nerveux perçoit la sécurité et le danger.

Votre corps ne réagit donc pas toujours « contre vous ». Il essaie d’abord de s’adapter.

Si vous souhaitez mieux comprendre vos propres réactions et leur impact dans votre quotidien, un accompagnement peut permettre d’explorer ces questions progressivement et dans un cadre adapté.


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