Vous êtes stressé(e).
Vous commencez à faire mille choses.
Vous rangez.
Vous travaillez.
Vous contrôlez.
Vous cherchez une solution.
Vous avez besoin d’agir.
À côté de vous, une autre personne vit exactement le même stress…
Et elle ne fait plus rien.
Elle s’isole.
Elle annule ses rendez-vous.
Elle reste allongée.
Elle n’arrive plus à commencer la moindre tâche.
Pourquoi des réactions aussi différentes ?
Il n’existe pas une seule réponse au stress
Nous avons tendance à imaginer le stress comme un état unique.
Pourtant, notre organisme peut répondre de différentes manières.
La théorie polyvagale propose notamment une lecture à travers différents états autonomes :
- un état associé à la sécurité et à l’engagement social ; Lire l’article « Pourquoi est-il si difficile de se sentir en sécurité ? »
- un état de mobilisation ; Lire l’article « Combat, fuite, figement : pourquoi votre corps peut-il réagir ainsi face au stress ? »
- un état de fermeture.
Il n’existe pas une seule réaction pour faire face au à une menace.
Lire l’article « Théorie polyvagale : comprendre le système nerveux, le stress et le sentiment de sécurité » >>
Quand le stress pousse à agir
Certaines personnes réagissent à la pression par une forte mobilisation.
Elles font ; Elles organisent ; Elles contrôlent ; Elles cherchent immédiatement une solution.
Cette énergie peut être utile.
Elle permet de répondre rapidement à une situation.
Mais si la mobilisation devient permanente, elle peut devenir épuisante.
La personne peut avoir l’impression de ne jamais pouvoir s’arrêter.
Même lorsqu’il n’y a plus d’urgence.
Quand le stress pousse à se retirer
D’autres personnes réagissent différemment.
Plus la pression augmente, plus elles ont envie de :
- s’isoler ;
- dormir ;
- ne plus parler ;
- éviter les interactions ;
- ne plus prendre de décision ;
- se couper de ce qui se passe.
Cela peut être vécu avec beaucoup de culpabilité.
« Je suis paresseux. »
« Je manque de volonté. »
« Je ne suis pas capable. »
Mais ces jugements ne décrivent pas nécessairement ce qui se passe réellement.
Une même situation peut produire des réponses différentes
Imaginez deux personnes qui reçoivent un message difficile de leur responsable.
La première répond immédiatement. Elle veut régler le problème.
La deuxième ferme son téléphone. Elle ne sait plus quoi faire, et même, n’arrive plus réfléchir.
Qui réagit « correctement » ?
Il n’y a pas de bonne réponse.
Leurs systèmes respectifs ont adopté des stratégies différentes face à la situation.
Lire l’article « Le système nerveux autonome : pourquoi votre corps réagit-il avant même que vous ayez réfléchi ? »
Votre histoire compte
Nos réactions ne se construisent pas dans le vide.
Les expériences vécues influencent notre manière de percevoir la sécurité et le danger.
Des expériences traumatiques peuvent recalibrer le système nerveux et favoriser une détection plus fréquente de signes de danger, et un calibrage différent du système nerveux. Lire l’article « La neuroception : ce radar invisible qui cherche en permanence les signes de sécurité ».
Selon nos expériences dans l’enfance, notre système nerveux a pu s’habituer à répondre plutôt en attaquant, en fuyant ou en se figeant.
Cela explique pourquoi deux personnes ne ressentent pas la même situation de la même manière.
Sortir du « je devrais »
Une grande partie de notre souffrance vient parfois de la comparaison avec ce que nous pensons devoir faire.
« Je devrais gérer. »
« Je devrais être plus fort(e). »
« Je devrais arrêter de stresser. »
« Je devrais simplement passer à autre chose. »
Une autre approche consiste à observer :
« Voilà ce que mon corps fait actuellement face à cette situation. »
Puis : « De quoi ai-je besoin pour retrouver davantage de stabilité ? »
La question qui peut changer le regard
Plutôt que : « Pourquoi je suis comme ça ? »
Essayez : « Que fait mon système nerveux lorsque je me sens menacé(e) ? »
Vous pourrez peut-être commencer à repérer vos propres schémas.
Vous mobilisez-vous ?
Vous fuyez ?
Vous cherchez à contrôler ?
Vous vous isolez ?
Vous vous figez ?
En résumé
Nous n’avons pas tous la même manière de réagir au stress.
Certains se mobilisent.
D’autres se retirent.
D’autres encore peuvent alterner entre plusieurs états.
Comprendre ces différences peut permettre de sortir du jugement et d’observer davantage ce qui se passe réellement.
Votre réaction au stress raconte peut-être quelque chose de votre état actuel. Elle ne définit pas votre valeur.
Vous vous reconnaissez dans ces réactions de stress, sans toujours savoir comment retrouver plus de stabilité ?
En thérapie, je vous accompagne avec des outils somatiques pour apaiser progressivement votre système nerveux, ainsi qu’avec l’EMDR lorsque des expériences difficiles ou traumatiques continuent de vous affecter.
Vous pouvez prendre rendez-vous pour en parler tranquillement, à votre rythme, et voir ensemble si mon accompagnement peut vous convenir.

