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Faut-il choisir entre l’autoritarisme et le laxisme dans l’éducation de nos enfants ?

Comme beaucoup de parents, j’ai longtemps oscillé entre autoritarisme et permissivité dans l’éducation que je donnais à mes enfants (en particulier avec mon premier). Quand tout allait bien, j’avais tendance à vouloir lui faire plaisir, je permettais beaucoup de chose. Et dès que ça se corsait, je passais du côté autoritaire : je punissais, je menaçais, je l’envoyais dans sa chambre, je le privais de ses jouets préférés…

Le problème c’est que ce manque de cohérence éducatif est difficile à comprendre pour un enfant. Ces changements d’attitude lui font perdre ses repaires et la confiance qu’il a dans ses parents.

Alors, faut-il choisir entre autoritarisme et laxisme ? Chaque système éducatif présente des avantages et des inconvénients. Étudions-les ensemble pour se faire une idée.

Le système éducatif autoritaire

Education autoritaire

Éducation autoritaire

Les parents qui utilisent ce système éducatif donnent la fessée, mettent au coin, isolent l’enfant dans sa chambre, le privent de son jouet préféré ou d’un privilège « tu n’iras pas à l’anniversaire de ton copain », ou encore, le rabaissent « tu ne peux pas faire attention, tu es idiot ou quoi ? ».

Il n’est pas question ici, je juger les parents qui utilisent ces méthodes. Je l’ai moi-même utilisée, ne sachant pas faire autrement, vu que c’est le seul modèle que j’ai eu dans mon enfance. L’objectif ici est d’analyser les avantages et les inconvénients que présente ce système éducatif.

Les avantages :

  • La fermeté : ce système propose un cadre et de règles auxquelles l’enfant peur se référer ; cela le rassure.
  • Le respect des besoins de l’adulte : les parents qui pratiquent l’éducation autoritaire n’hésitent pas à faire respecter leurs besoins (sommeil, repos, calme, ordre…) et c’est une bonne chose.

Les inconvénients :

  • Rapport dominant/dominé : dans ce système éducatif, l’adulte domine l’enfant. Du coup l’enfant obéit par soumission et pas parce qu’il a compris l’intérêt de le faire. Il reproduira donc la bêtise ou le mauvais comportement par incompréhension.
  • Baisse de l’estime de soi : l’enfant soumis n’a que le droit d’obéir, et n’a pas de réelle autonomie. Cela le dévalorise, il ne sent pas compétent et ne s’estime pas.
  • Aggravation des mauvais comportements : au lieu d’améliorer le comportement de l’enfant, les punitions, menaces et dévalorisations verbales l’aggravent. Si l’enfant a un caractère affirmé, il a envie de lutter, de se venger, il se dit « OK, cette fois j’ai perdu. Il m’a bien humilié. La prochaine fois, je ferai un truc qu’il n’aime pas, je vais le provoquer ». Ou alors, il cherche un moyen de recommencer mais en dissimulant « La prochaine fois, je ferai en sorte qu’il ne s’en rende pas compte ». Si l’enfant est docile, il a tendance à se retirer dans sa bulle pour ne plus entendre les mots qui lui font du mal. Je suis sûre que vous connaissez cette situation « il n’écoute pas, on dirait que ça glisse sur lui »…
  • Besoin d’un regard externe de validation : le parent est juge de son enfant qui attend que ce dernier lui dise « c’est bien » ou « c’est pas bien ». Il n’acquiert donc pas la compétence de s’auto-évaluer, ce qui lui posera des problèmes en grandissant. Imaginez-le adulte dans une entreprise, incapable d’être fier de lui si son patron ne lui dit pas qu’il a fait du bon boulot. Il souffrira toute sa vie de ce manque d’estime de lui-même.
  • Reproduction du modèle : l’enfant reproduira le modèle que ses parents appliquent. S’il veut qu’un camarade lui obéisse, il trouvera normal de le taper, de le menacer. Idem si son copain fait une erreur ou une bêtise. Pour obtenir quelque chose, il fera du chantage « tu me prêtes ton jouet, sinon je suis plus ton copain ». Il donnera des ordres « non, tu ne touches pas à ça ! ». Avouez que lorsque vous voyez votre enfant se comporter comme ça avec un autre, vous vous sentez mal à l’aise…
  • Découragement : lorsqu’on adresse un reproche de manière blessante, l’enfant se focalise plus sur la blessure que cela lui a infligé que sur le message lui-même. Il se sent alors découragé, et n’est pas motivé pour améliorer son comportement. Au contraire, il a tendance à multiplier les mauvais comportements.

Au final, en utilisant ces méthodes, nous enseignons à notre enfant tout ce qui fait du mal à notre société : rapports de force, irrespect, intolérance… Pensez aux ravages que peut faire le rapport de force dans le travail, dans le couple ou sur la route… et pensez à tous les adultes que vous connaissez qui sont mal dans leur peau, incapables d’être heureux parce qu’ils n’ont pas confiance dans leurs capacités. C’est le résultat de l’éducation autoritaire encore largement utilisée dans les familles aujourd’hui.

Le système éducatif permissif

Une éducation trop permissive crée des enfants roi

Une éducation trop permissive crée des enfants roi

Ce système éducatif est basé sur un excès de bienveillance.

Avantages :

Bienveillance : le parent est dans l’empathie, respecte les besoins de l’enfant, fait en sorte qu’il se sente bien, qu’il se sente compris.

Inconvénients :

  • L’enfant devient roi : tout est permis, il a toutes les libertés. Il devient un enfant tyran.
  • Difficultés d’insertion : comme l’enfant n’a pas de cadre, il ne connaît pas les règles de la société et aura du mal à s’intégrer quand il faudra être en communauté (école, travail…). Il aura tendance à aller chercher des règles dans chez des personnes ou des structures nocives : manipulateurs, personnes toxiques, sectes…
  • Manque d’empathie et de compassion : l’enfant aura tellement l’habitude que ses parents répondent à la moindre de ses envies qu’il ne développera pas de compassion.
  • L’adule n’existe plus que pour sa relation à l’enfant : quand l’enfant sortira du cadre familiale, l’adulte se sentira comme une coquille vide. De plus, ses besoins ne sont pas respectés.

Que souhaitez-vous apprendre à votre enfant ?

Nous l’avons vu, chaque système éducatif présente des avantages et des inconvénients. Avant de choisir, je vous invite à vous demander ce que vous voulez réellement apporter à votre enfant.

Il est clair que tous les parents veulent le bien de leurs enfants. Tous ont conscience qu’ils ont un rôle primordial, qui est d’éduquer leurs enfants pour qu’ils deviennent des adultes autonomes et bien intégrés dans la société. Mais pour cela devons-nous les dominer, exiger qu’ils nous obéissent au doigt et à l’œil, être le plus fort ? Souhaitons-nous que plus tard, ils se soumettent devant leur patron même s’il est injuste ? Ou devons-nous faire en sorte qu’ils comprennent les valeurs importantes qui lui permettront de devenir un adulte heureux, autonome, respectueux, créatif ?

Devons-nous faire passer leurs besoins avant les nôtres, au risque de nous retrouver comme des coquilles vides une fois qu’ils auront quitté la maison ? Devons-nous satisfaire toutes leurs envies au risque d’en faire des adultes qui ne pensent qu’à eux ?

Tout parent aimant qui lit ses lignes devrait répondre aisément. Mais que choisir alors ? Heureusement, il existe une troisième voie…

La troisième voie : l’éducation positive

Retrouver de la joie et de sérénité en famille c'est possible

Retrouver de la joie et de sérénité en famille c’est possible

Beaucoup de parents confondent éducation positive et laxisme. Cette idée est tout à fait erroné, car l’éducation positive allie à la fois bienveillance et fermeté. En gros, elle reprend les avantages des deux systèmes éducatifs autoritaire et permissif sans en garder les inconvénients.

L’éducation positive permet de :

  • respecter les besoins de l’enfant pour qu’il se sente aimé et compris
  • respecter les besoin de l’adulte
  • fixer un cadre et des règles

En éducation positive, on ne fonctionne plus sur un rapport de dominant/dominé mais plutôt dans un rapport de gagnant/gagnant avec des échanges respectueux et coopératifs.

L’éducation positive est basée sur 5 principes :

  1. Établir une relation basée sur la confiance plutôt que sur les rapports de force. Il est alors plus facile d’obtenir la coopération de l’enfant sans utiliser la menace, le chantage ou même la récompense.
  2. Poser des règles et des limites tout en soignant la façon de les présenter. L’idée est de demander les choses de manière respectueuse, sans accuser l’enfant, ni le dévaloriser.
  3. Se connecter à l’enfant : écouter ses sentiments négatifs avec empathie afin qu’il se sente compris. Attention, il ne s’agit pas d’être d’accord avec tout mais de lui donner le sentiment d’être écouté.
  4. Bannir la punition : pas de punition, pas de temps de pause punitif, pas de retrait de privilège (« tu es privé d’argent de poche ») et pas de mots dévalorisants ( « tu as encore renversé ton verre ! Mais tu ne comprendras donc jamais qu’on pose le verre derrière l’assiette, pas à côté de ta main ! »). Préférer utiliser la réparation et les questions qui lui permettront de trouver les solutions par lui-même : « tu as renversé ton verre. De quoi avons-nous besoin ? » Mon fils, qui est un grand maladroit, va immédiatement chercher l’éponge et répare.
  5. Développer l’autonomie, la confiance et l’estime de soi : laisser l’enfant expérimenter les choses pour qu’il apprenne par lui-même, lui permettre de développer ses compétences, lui donner des responsabilités.

Parmi ces principes, celui qui choque le plus c’est de ne plus punir. Beaucoup de parents pensent que si un enfant n’est pas puni, il ne comprendra pas ce qu’il a fait de mal et recommencera. Rien n’est plus faux. Mais le sujet est si vaste, que j’y consacrerai un autre article.

Comment mettre en place une éducation positive ?

Il existe plusieurs méthodes comme celle de Faber et Mazlish, ou la discipline positive de Jane Nelsen. Vous pouvez acheter le livre et vous y mettre seul , ou vous pouvez trouver une formation dans votre coin, ou encore trouver une formation en ligne.

Dans tous les cas, l’adoption de ces nouveaux principes ne se fait pas du jour au lendemain. Les vieux réflexes mettent du temps à céder. C’est comme apprendre une langue étrangère, au début ça ne paraît pas naturel, on cherche ses mots, on réfléchit avant de parler… et à force de répéter, cela finit par devenir plus facile, de plus en plus naturel.

Ne sous-estimez pas non plus l’importance des automatismes. Lorsqu’on a l’habitude de se positionner en dominant, de contrôler tout ce que fait notre enfant, il est difficile de lâcher prise tout d’un coup.

Rappelez vous aussi qu’on ne peut être bienveillant avec les autres si on ne l’est pas avec soi-même. Prenez soin de vous et de vos émotions, c’est la clé numéro un pour se mettre sur le chemin de l’éducation bienveillant.

Alors si vous êtes motivé(e), donnez-vous le temps et les moyens d’y arriver. Ça ne sera pas tous les jours facile, mais à la longue, cela deviendra simple et vous verrez que les résultats en valent largement la peine !

Avec quels résultats ?

Vous verrez qu’au bout d’un moment, les tensions à la maison se seront apaisées. Les enfants coopéreront plus volontiers. Vous ne serez plus obligé(e) de crier pour qu’ils fassent ce que vous attendez d’eux. Ils seront plus autonomes, plus confiants, moins stressés.

C’est pas beau ça ? Continuez à me suivre, je vous livrerai mes trucs et astuces qui m’ont permis de retrouver de la joie en éduquant mes enfants dans une ambiance sereine et légère.

Cet article vous a plu ? N’hésitez pas à me laisser vos commentaires pour me dire s’il vous a été utile. Vous voulez en savoir plus ? Téléchargez le guide gratuit « 5 clés pour retrouver des relations apaisées avec vos enfants » en me laissant votre prénom et votre e-mail ci-dessous !

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